On a foutu le bordel chez Ram’dÂm

6Parquet qui colle avec feuilles de menthe en guise de nouvelle marqueterie, cendriers pleins dans le jardin, étagères repoussées, livres ouverts, perdus puis retrouvés. Ça a remué dans la boutique de vinyles Ram’dÂm.

Lors de notre première visite dans ce nouveau magasin de seconde main, nous avions rencontré Jérémy et son cousin, deux barbus super sympas en chemise blanche et bretelles. Installés à leur compte depuis peu, ils sont les gardiens d’un mécanisme impressionnant, fait de tubes de cuivres, de méandre de rouages , la machine s’actionne et redonne vie aux livres. Séduits, nous avions proposé d’organiser quelques jours plus tard un apéro entre les bds et le gramophone. Dégustation gratuite de cocktails d’Alfonse dans leur nouvelle boutique avec en vedette, la découverte du Gin local « Gemblue ».

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Parquet qui colle je disais, mais avant d’en arriver là, à saloper toute la surface commerciale, on s’est d’abord mis à organiser l’événement. Quelques jours et tant à faire! Premièrement, se mettre d’accord sur ce qu’on allait offrir à boire? Et ça, qui s’y colle? Valentin of course!

Dans le cadre de sa recherche, il a le nez fourré toute la semaine dans l’énorme bouteille de Gemblue.  Ça me fait rire d’ailleurs car sa forme me fait penser à un magnum de Chanel numéro 5. Je ris, Valentin qui trimbale sa grosse bouteille de parfum en réfléchissant comment il va bien pouvoir servir autant de verres, sans bar, dans un commerce et avec une limite de temps. Et n’oublions pas la contrainte essentielle: un cocktail simple sans fioriture ni folie irréalisable!

Pendant ce temps là, Alexiane qui batifole gaiement avec l’arrivée du printemps, se charge de dessiner un visuel en peu de temps. Ah, et quand on batifole, le temps, lui, vit à un tout autre rythme.

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Pour ma part, je n’avais pas besoin de faire grand chose: « déléguer, c’est une preuve d’intelligence » selon ma mère. A la réflexion, mon père est un foutu génie, je l’admire!

15h30, le jour J. Un peu nerveux, on installe la desserte, les tables hautes en essayant de ne pas déranger les deux trois clients engloutis dans leur recherche de trésors. Discrets,on met tout en place, on regarde l’heure en se demandant tout bas si foule il y aura! Y’a toujours ce petit stress de passer inaperçu, de se retrouver avec la caisse de citron pleine, à devoir ranger des bouteilles à peine entamées.

16h je prends des photos,  il y a déjà quelques personnes un verre à la main, je n’ose pas trop proposer aux gens de venir goûter, j’ai peur d’interrompre. Il se met à pleuvoir, la grande baie vitrée s’assombrit. Valentin sert néanmoins déjà depuis quelques minutes, vu qu’il ne peut faire que deux verres à la fois, qu’il garnit ses verres, il est logiquement vite « en mode machine ». Je le vois, il peine sans évier à proximité immédiate; le sucre et le citron le démangent, il doit se rincer les menottes. Un petit groupe attend avidement devant la desserte, il s’excuse et court se les laver. Quand il revient à son poste, à son premier coup de shaker, il envoie s’exploser l’objet par terre. Autour de moi, il y a subitement du monde, Alexiane se précipite pour aider Valentin. Et en un instant, il reprend le cours de son service, comme un charme, digne. Je sais que c’est la première fois qu’il fait tomber son shaker, que ça l’embarrasse. Il était sans doute un peu grisé de pouvoir faire goûter ses cocktails, grisé par le rythme aussi, il était à mille lieux de penser à ses mains devenues dangereusement glissantes sur la surface lisse.

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16h30, heure de départ de l’événement, le magasin est rempli, je n’ai même plus le temps d’essayer de prendre une photo nette, je ne fais que parler, je suis ravie de voir autant d’amis qui se sont déplacés. Il y’ a une longue file devant la desserte de Valentin. Les filles , nous jonglons entre discussion , vaisselle et présentation d’Alfonse aux visiteurs. On n’a quasi pas le temps de parler avec Jéremy et son cousin, eux aussi visiblement bien occupés.

A 17h, le soleil revient,  les baies vitrées s’ouvrent pour profiter de l’arrière de chez Ram’dam: le petit jardin . Le temps s’écoule entre les papotages , les cliquetis des verres qui se font santé.

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A 18h, fermeture, entre les derniers clients nous embrassons nos deux barbus à bretelles, on se remercie chaleureusement en pensant déjà « à la prochaine fois ». On les laisse avec une bonne dose de ménage en prévision et une boutique légèrement chamboulée.

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Heureusement pour nous, les potes sont là, une petite armée qui nous aide à porter les tables hautes, le matériel jusqu’à chez nous. Compte-rendu: du bordel, des cocktails, des gens ravis, une vraie réussite cet apéro chez Ram’dÂm!

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