From Namur to London – L’arrivée

Fin- novembre 2020, nous avons quitté notre maison salzinnoise de 150 m² pour notre nouvel appart londonien de 35m². 115m² de différence, et toujours à quatre car partir sans Stella (notre chien) et Ginger (mon chat) n’était pas envisageable. Au début, j’ai eu la nette impression d’emménager à nouveau dans mon studio d’étudiante sur la place du Vieux ; je retrouve ce mode de vie où rien n’est laissé au hasard, l’espace est optimisé. Mais très vite, nos amis sur place nous font part de leur étonnement quant au privilège d’habiter seuls et non en colocation, avec en plus une baignoire et une chambre séparée. Du coup, j’ai décidé que les 35m² d’ici valent largement les 150m² de là-bas et que la mesure de l’espace, c’est uniquement dans la tête.

Après la quarantaine, laissons place à la liberté !

C’est un peu comme si les beaux jours étaient revenus, on passe nos soirées à rire, à manger et boire au pub dont les cartes sont parfaitement adaptées aux végétariens (qui l’eut cru ?), je prends même rendez-vous chez le coiffeur (oui, c’est important). On passe des heures à tester des cocktails, à parler saveurs, arômes, débattre sur les couleurs, les équilibres et ce jusqu’aux petites heures. L’énergie de la ville entière est grisante, vibrante, je me pare de mes plus belles fripes, je porte des carreaux et des lignes, je m’exprime en textile. Valentin aussi ne tient pas en place, il touche à son rêve ultime. – Londres nous t’aimons déjà tellement !

Décembre, fin de la trêve et des réjouissances.

L’horeca londonnien doit, lui aussi, refermer ses portes. Tout d’un coup, Valentin et moi sommes propulsés dans le passé, malgré nous, à nouveau enveloppés par ce brouillard d’incertitudes que nous avons appris à côtoyer des mois durant.

Mais Londres a un effet particulier, et l’expression « Every cloud has its silver lining » démontre encore l’optimisme qui la caractérise. En Angleterre, on attend que la tempête passe certes, mais on n’attend pas le beau temps pour autant, on profite de ce que l’on a. Alors, nous flânons nous aussi dans les parcs,  commandons aux comptoirs improvisés devant les pubs, on prend des take away à la fenêtre des restos et on accepte la vie comme elle vient. Londres nous inspire c’est certain, tout comme la présence de Rémy , Paul et Maria (voir article précédent).

Mais alors, que faisons-nous exactement ?

Forts de l’expérience de Botanical by Alfonse, du service évènementiel Alfonse Caravan-bar et de leurs gestions depuis plusieurs années, on apporte tous les deux notre modeste contribution à nos amis. Tous ces petits détails auxquels on ne pense pas toujours lors de l’ouverture d’une entreprise, ces apprentissages qui se font année après année sont tout autant d’apports bénéfiques au groupe. Et, il y a bien entendu l’essentiel : la création des cocktails en elle-même. Le concept, que je développerai plus longuement dans un article qui lui sera entièrement dédié, se base sur le fonctionnalisme et l’idée est ici d’élaborer des boissons à partir des 20 bouteilles présentes dans le bar et «20 bouteilles seulement» choisies par une dégustation à l’aveugle.

Créer un langage universel via l’esthétique est quelque chose en quoi Rémy et Paul croient fermement mais développer un langage universel via le goût est encore un autre chemin de réflexion peu emprunté jusqu’alors par nos prédecesseurs . A la carte, il y aura 9 cocktails qui seront en constante évolution. La cartes des 9 boissons sera le reflet de l’espace lui-même et est développée par l’équipe entière sans distinction.

Rotovap, extraction, distillat. Chaque ingrédient, chaque mesure sont savamment examinés, testés, améliorés. Le processus de création dans lequel nous nous trouvons a tout en commun avec de la recherche scientifique. Valentin absorbe, il travaille en parallèle sur les futures cartes de notre petit bar à cocktails namurois.

Apprendre, s’éduquer tout en gérant notre propre entreprise, ce que nous faisons à Londres, c’est une recherche créative en faveur d’un développement constant qui j’espère nous accompagnera tout au long de notre vie.

Ps : ce texte a été écrit avant le 4/01/ 2021 et l’annonce d’un nouveau confinement.

RORSCHACH – carte éphémère.

…on s’est inspiré du test de Rorschach, un outil d’évaluation psychologique élaboré par le psychiatre Hermann Rorschach en 1921.

TASTE OF US – carte éphémère

Alors non, ce n’est pas un « best off » (pas encore) mais plutôt des drinks taillés sur mesure pour nous, une réponse à nos envies gourmandes du moment, une carte qui nous fait plaisir en somme..

Péché mignon – carte éphémère

Parce que cette histoire de bonnes résolutions ne nous dit rien qui vaille, nous on t’incite au vice, on te pousse à craquer pour ton péché mignon…

Tea Room – carte éphémère

« Sur une idée originale de notre Tommy, cette nouvelle aventure gustative te plongeait dans l’univers complexe du thé… »

From Namur to London – La décision

Le 13 mars 2020 à minuit, je tournais la clé dans la serrure de mon petit bar adoré et le fermais pour des mois. Jamais je n’aurais cru un jour vivre une fermeture plus symbolique que celle-là. Toute l’équipe est dehors sur le trottoir, la serre désespérément éteinte à minuit une tapante, un vendredi soir. Les amis, les proches, les inconnus qui applaudissent dans un élan de solidarité comme si le rideau de velours venait de tomber sur la dernière scène et ces grosses larmes qui dégringolent sur mon visage. Mon masque qui se transforme bêtement en mouchoir statique.

 Il y a des choses qui nous émeuvent au plus profond, qui nous touchent de manière différente, fermer ce bar dans lequel nous avons tout mis, m’a transpercé le cœur de manière unique.

Le 18 octobre 2020, cela fait quelques jours que j’ai du mal à respirer faute de ne pouvoir rien prévoir. Ni les horaires, ni les stocks, ni les cartes, on avance minute après minute avec des rumeurs de fermeture qui rendent ma peau moite d’incertitude. Même la météo a plus de a plus de netteté sur le temps qu’il fera demain. Puis la décision tombe, je l’entends partout, sur toutes les bouches, elle émane des haut-parleurs des téléphones des clients, elle est à toutes les tables. A nouveau, le rideau de velours s’écrase sur la scène, la clé se tourne pour clore un nouvel épisode. Cette fois-ci, je fais face, mon visage reste sec, au fond de moi,  je le savais.

Lorsque que le soleil brillait au zénith, lorsque l’insouciance de l’été nous berçait encore, nous avons décidé de partir à Londres coûte que coûte. Mais des questions subsistaient, Rémy et Paul pourraient-ils ouvrir leur nouveau bar en pleine crise (voir article précédent) ? Comment se passait le confinement Outre-Manche ? Quand et comment allions -nous pouvoir les rejoindre alors que nous ne savions pas de quoi demain serait fait ?

Mi- octobre 2020, nous sommes chez Math et Lou, la musique et leur présence font baisser mon stress. Notre bulle, ce sont nos meilleurs amis, la même bulle qu’au printemps. Les parents de Valentin sont à risque, les miens sont loin, les amis, c’est la famille. A nouveau, c’est cet enfer de téléphone mobile qui interfère, un bip sonore qui m’annonce que l’horeca ne pourra pas rouvrir avant février 2021. Je retiens mes larmes, il faut agir tant qu’on peut, c’est décidé, dès le lendemain on plie bagages, avec Stella sous le bras : on part. 

A suivre …

Plus : article de presse – L’avenirs

Alfonse caravan-bar, le bar mobile

Alfonse caravan-bar, c’est un concept nomade composé de deux caravanes des années 60 transformées en bars à cocktails ambulants. Il y a eu d’abord « Alfonse » avec qui tout a débuté, et puis « Alistair » la dernière venue, qui est un modèle un peu plus grand. Retapées à la main, faites de chêne belge, elles sont illuminées… Plus

Liquorette by Alfonse, le bar à manger

Liquorette by Alfonse est un endroit pas comme les autres : c’est un petit bar à manger où l’on se retrouve entre amis afin d’y déguster des apéritifs originaux peu alcoolisés comme le St-Germain spritz, des vins natures, des limonades et du café cafetière à volonté. Sur le large comptoir, on retrouve des petites choses… Plus

Botanical by Alfonse, le bar à cocktails

Depuis 2028, Botanical by Alfonse t’emmène au cœur du monde du cocktail : situé dans le centre de Namur et récompensé par le Gault et Millau, le bar à cocktails est entièrement dédié à l’artisanal et à la botanique. À Botanical, l’accent est mis sur le craft, toutes les préparations y sont faites maison, de l’orgeat… Plus

BURNT – carte éphémère

L’idée ici, c’était de mettre en avant ce goût familier trop souvent rejeté dans nos métiers de bouche…

From Namur to London – La proposition

Eté 2020, la terrasse de Botanical by Alfonse ne désemplit pas, la rue des Brasseurs est vibrante, le piétonnier grouille de monde.

La pandémie qui a changé la face de la terre semble derrière nous. Les masques se sont frayés un chemin jusqu’à nos garde-robes à la manière des couvre-chef d’un autre temps, on prend l’habitude ne pas sortir sans lui, on se vêtit pour l’extérieur, on s’apprête à faire face au monde.

Mais ces bouts de tissus qui cachent de si jolies lèvres charnues s’accordent dorénavant aux jupes courtes et aux bermudas colorés, ce qui les rend plus agréables. On les porte déjà par habitude, une manière commune d’agir qui ne date que de quelques mois. Ils sont la preuve que les beaux jours ne sont pas à l’abri de l’ombre.

A ce moment-là, nous sommes encore persuadés que nous vivons quelque chose d’unique dans une vie qui ne se reproduira pas. On se languit de voyage, on aspire à quitter Namur pour s’inspirer et faire bourlinguer nos clients à travers une de nos cartes éphémères. Et si, on partait pour Paris ? C’est décidé, durant quatre jours, l’équipe prend la poudre d’escampette avec toutes les précautions nécessaires et s’en va pour la ville lumière.

A Paris, c’est Rémy Savage qui nous attend, armé de boules de pétanque et de vin rosé, il nous emmène aussi à la découverte des meilleures adresses de la capitale. Rémy, c’est un peu la super star des cocktails. La première fois, que nous l’avons rencontré , c’était en 2017 alors que Valentin participait à son premier concours, la Mary White competition. Rémy était alors un des juges du concours remporté haut la main par Valentin sans même avoir de réel bar à l’époque (désolée Alfonse, tu es une jolie caravane mais tu n’es pas une adresse fixe :)).

Avec de l’eau dans ses caves comme on dit chez nous, les chaussures en cuir vintage usées , les manches de lin retroussées et le sourire étendu sur tout son visage , Rémy a quelque chose à nous dire.

Il faut savoir que Monsieur Savage est responsable de deux bars parisiens, dont il gère la direction artistique. Il a été élu bartender le plus créatif du monde en 2014, puis en 2018 meilleur mixologue européen par la BCB. Il est à la base de la genèse du Little Red Door à Paris qui s’est directement placé à la 11e place au top 50. Il a aussi bossé pour ce qui fut le meilleur bar du monde, l’Artesian, et est l’auteur du fameux cordial de papier (je sais Rémy, mais c’est important de le dire) .

Mais revenons à nos moutons, qu’a-t-il à nous dire ?

C’est bien installés à une terrasse rue du Faubourg Saint-Denis, qu’il nous dévoile son projet d’ouvrir son propre bar avec Paul Lougrat dans l’est de Londres. Et pas n’importe quel bar, un bar à cocktails basé sur le mouvement Bauhaus (1919-1933) et dans cette aventure, il aimerait inclure Valentin afin qu’il fasse partie d’un échange de quelques mois.

Le Bauhaus (de l’Allemand : « maison où bâtir, grandir, nourrir » ) est une école d’art fondée à Weimar en 1919. Son fondateur, l’architecte Walker Gropius aspire à une synthèse entre créativité et manufacture afin de former des artistes, des designers et architectes engagés socialement. Dans les artistes-enseignants-stars de l’école, on retrouve Paul Klee, Oskar Schlemmer et Wassily Kandinsky. L’éthique du Bauhaus, son design fonctionnel de qualité, sera l’une des plus grandes influences du XXe siècle. C’est donc en se basant sur la philosophie de l’école elle-même que l’idée d’échange entre bartenders au sein du bar est née dans l’esprit de nos amis. Ils aspirent tous deux à créer un espace complet autour du design, de l’expérimentation et d’explorer le mouvement artistique à travers les boissons et la nourriture.

Ce que propose Rémy à Valentin à cet instant, à cette terrasse parisienne, nous plonge dans une véhémente discussion ; férus d’art et de cocktails, ce projet est le confluent de nos passions réunies et cette idée brillante de concept de bar à cocktails nous coupe carrément le souffle (In Londres en plus !).

Les regards se croisent, les yeux de Valentin brillent de joie, les pupilles de Jaboth s’extasient par instants, stressent par d’autres, Matilda a les yeux rêveurs, les miens sont emplis de fierté. 

Sur le chemin du retour à Namur, dans un flixbus à moitié vide, on discute, on évalue nos possibilités : partir plusieurs mois, c’est aussi laisser une équipe autonome sur place,… sans nous. Jaboth a les épaules solides, nous étions partis un mois entier en Asie en 2019, mais il faut que l’envie y soit aussi et la détermination. Car gérer un bar même si ce n’est qu’en partie, n’est pas de tout repos. Le bus avale les lignes blanches de l’autoroute, les kilomètres s’amenuisent jusqu’à destination, tout le monde dort sauf Jaboth qui nous réveille pour nous souffler : – » c’est l’aventure d’une vie, vous devez y aller ».

A suivre …

WILD MENU – Carte éphémère

WILD MENU, c’est une carte éphémère sur ce qui nous inspire autour de nous à la belle saison, une carte cocktails issue de la simplicité de notre quotidien, d’un bout de chemin avec nous.

EMOJI – Carte éphémère

Puis en discutant, en comparant les cocktails qui nous rendent fiers et ceux qui ont le plus de succès, nous sommes arrivés à une conclusion ultime : la plupart d’entre nous choisissent leur boisson en fonction du spiritueux.

La fondamentale – Carte éphémère

 « La fondamentale du goût », avec cette carte, on part à la conquête des arômes par couleur et on découvre des accords d’une même ligne chromatique. L’objectif ? Mesurer l’impact de la couleur sur ton palais.

Douce France – Carte éphémère

Flâner dans les ruelles, se sustenter dans les plus vieux bouillons, les bars à cocktails, se régaler sur les étals du Marais, découvrir et profiter : c’était l’objectif pour mieux créer ensemble !

Travel stories – Le logis Grey Goose

Non loin de Cognac, à côté du petit village de Juillac-le-Coq se trouve un écrin de beauté, le logis Grey Goose. Un écrin où l’on célèbre une vodka particulière, unique et française.

Le logis est restauré dans la tradition, une partie de la façade date du XVIème siècle.  Avec son porche fleuri, il inspire le charme français et la douce poésie.

 À peine arrivés, on ressent la force historique du domaine qui nous accueille. Nous nous sentons privilégiés, attendus, comme si un grand secret attendait patiemment d’être révélé et en même temps, c’est comme un retour à la maison après un long voyage. Une note nous attend avec le numéro de notre chambre, dessus on peut y lire : « a place we call home »…

Le logis est vaste avec un bon nombre de chambres et de salons. – Yes « the devil is the details », dans cet endroit presque familier, ce n’est qu’une fois assis que l’on se rend compte de l’exceptionnelle facture du mobilier et que le design réfléchi se révèle. 

Mes yeux parcourent le feutre, les velours, le verre soufflé,, le nacre et le laiton, les matières se croisent, se mêlent dans un style parfois scandinave tantôt rustique tantôt moderne avec un seul objectif, le confort. Le logis, pour moi, c’est l’équilibre du bon goût, du raffinement et de la simplicité à tout prix.

Il  y a aussi d’autres trésors, comme le sublime bar qui propose une expérience hors du commun : une pièce qui nous emmène du blé d’hiver de Picardie en passant par l’eau de source de Gensac jusqu’à la finalité de la vodka d’exception. Il y’a aussi le laboratoire ultra moderne où l’on découvre le processus de fabrication de la vodka Grey Goose.

Derrière le logis Grey Goose, se cache François Thibault, le maître de chai.  Passionné et amoureux de son terroir, il raconte l’histoire du cognac et de ses générations de maîtres, de leur savoir-faire traditionaliste. Dans ce modèle figé et un peu étriqué par l’héritage noble du cognac, François qui est un homme de la région et de tradition, réussi à introduire l’innovation qu’est Grey Goose, la vodka française.

Nous avons passé deux jours au logis et j’ai la certitude que je pourrais y passer ma vie, mais nous sommes certainement nombreux à en rêver 🖤

Merci pour l’envol Grey Goose. 

Tribute to Majorelle – cocktail éphémère

Juste avant les fêtes de fin d’année, Valentin et moi, nous nous sommes octroyés une escapade dans la ville ocre. Sous le regard de l’Atlas enneigé, nous avons parcouru les souks de la médina afin de ramener à Botanical by Alfonse, mille et une épices, fleurs séchées et botaniques. Un break dans le lointain, dans le but de s’inspirer, de créer et de te faire voyager avec nous.

Il y a des lieux inévitables à Marrakech, aussi, on ne pouvait s’y rendre sans visiter l’incontournable jardin des Majorelles ; un jardin enchanteur aux couleurs vives, baptisé du nom de son fondateur, l’artiste-peintre français Jacques Majorelle qui l’a créé dans les années trente.

A notre retour à Botanical by Alfonse,on te proposait un hommage à ce jardin et plus particulièrement  au peintre français et à son bleu Majorelle reconnaissable entre mille. Pour cet hommage en cocktail, nous avons opté pour un produit français tout d’abord, la vodka Grey Gosse faite à base de blé d’hiver. La vodka c’est une chose, mais Valentin voulait aller plus loin, et pourquoi ne pas carrément modifier la couleur du cocktail ?

A l’aide de bleuet, il transforme la teinte du cocktail et tend vers le fameux bleu Majorelle qui illustre à lui tout seul la magie du lieu. Car le vieux peintre, utilisait aussi le jardin comme laboratoire, féru de son bleu à quelques tons seulement de l’outre-mer. Il en avait recouvert la plupart des murs des bâtiments mauresques de style Art-déco.

Mais le jardin ne serait pas ce qu’il est, sans l’intervention d’un couple mythique , Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé qui en 1980 rachètent l’endroit après le décès du peintre et le sauvent des griffes d’un promoteur  immobilier. Le jardin fait presque un hectare et regorge de plantes et d’arbres exotiques provenant des contrées les plus lointaines.

Les deux nouveaux propriétaires décident d’habiter la villa de l’artiste et la rebaptisent « Villa Oasis », ils y auront sans doute quelques fêtes qui dégénèrent et quelques excès que l’on devine !  Aussi, il nous fallait travailler le champagne pour rendre hommage à ce couple iconique pour qui, le jardin des Majorelles, fût une source d’inspiration inépuisable.

Voilà ! C’est tout pour aujourd’hui.  J’espère que tu as pris autant de plaisir à nous lire que nous à te partager notre quotidien. Tu peux t’abonner au blog pour ne rien rater de nos histoires et aventures en cocktails ❤     

Ps : toutes les photos sont celles de notre Fanny Myard 

Les plaisirs d’été – Carte éphémère

Eté 2020 Carte II , après réouverture. Au mois de juillet naissait à Botanical by Alfonse, une carte éphémère qui t’emmenait avec légèreté sur la trace des vacances d’été . Mais pas n’importe quelles vacances, celles particulières où l’on ne quitte pas le pays, comme celles que l’on prenait en famille quand on était petit.… Plus

From Namur to London – L’arrivée

Apprendre, s’éduquer tout en gérant notre propre entreprise, ce que nous faisons à Londres, c’est une recherche créative en faveur d’un développement constant qui j’espère nous accompagnera tout au long de notre vie.

From Namur to London – La décision

Lorsque que le soleil brillait au zénith, lorsque l’insouciance de l’été nous berçait encore, nous avons décidé de partir à Londres coûte que coûte. Mais des questions subsistaient…

From Namur to London – La proposition

La pandémie qui a changé la face de la terre semble derrière nous. Les masques se sont frayés un chemin jusqu’à nos garde-robes à la manière des couvre-chef d’un autre temps, on prend l’habitude ne pas sortir sans lui, on se vêtit pour l’extérieur, on s’apprête à faire face au monde.

Friday delivery – La bouée de sauvetage.

Le Friday delivery ne remplace en rien Botanical by Alfonse bien sûr, mais c’est notre bouée de sauvetage, une bouffée d’air dans un amas de stress et le moyen idéal de rester en contact avec nos clients, avec notre entourage.

Sunny Days (served in turkish coffee cup)

 

La recette du Sunny days :

Shakez le tout, filtrez, ajoutez de la glace pilée et garnissez d’une belle tête de menthe et des baies de goji, cheers !

(Tu veux aussi réaliser ton cordial maison ou ton sirop ? N’hésite pas à laisser un commentaire, je t’enverrai les instructions précises avec plaisir ! )

Toutes les photos de l’article sont celles de notre Fanny

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Paris quand tu nous tiens !

Il est 6 heures du matin, Valentin et moi, les yeux mi-clos, montons dans le train à la gare de Namur direction Bruxelles. Aveuglés par la fatigue dans un premier temps, l’excitation nous réveille sur la route et remonte nos horloges internes, déréglées  d’indépendants de l’Horeca. A Bruxelles, on saute dans le Thalys avec l’entrain de deux gosses qui partent à Disney , mais Paris nous réserve bien mieux comme attraction: c’est le départ de notre « (too much) FOOD TRIP IN PARIS « 

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Invités au Hilton Opéra

Rappelle-toi, en septembre Valentin remportait la Bloody Mary White compétition avec, à la clé, quelques jours à Paris ; dodos au splendide Hilton Opéra, dîner au restaurant Lazare et des cocktails offerts ! Le rêve !

Nous sommes un jeudi matin, il est 10h tapantes quand le groom propose de m’alléger des bagages et de les monter dans notre chambre. Ce genre de petites attentions sont inlassables, elles ne devraient jamais passer inaperçues et je remercie chaleureusement le garçon. Sophie, la directrice de l’hôtel est belge et accourre vers nous pour nous saluer. Après cinq minutes à l’Hilton Opéra, Valentin et moi nous sentons déjà comme à la maison !

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Un side-car au bar du Hilton Opéra

A midi sonne l’appel des bistrots parisiens

Libérés de nos sacs, main dans la main, nous ouvrons les hostilités, le but est de manger et boire le mieux possible, de varier et de dénicher les bons plans.

Sur le trottoir, un jeune homme de café beugle des commandes avec un accent à couper au couteau, il dessine quelques traits sur un calepin comme s’il faisait semblant d’écrire.  Il gueule le nom des plats à travers une porte vitrée à peine ouverte à destination d’un chef qui a l’allure d’un moniteur de ski à la retraite. Le vieux a la face burinée mais semble passionné par l’omelette baveuse qu’il est en train d’envoyer. Nous sommes d’emblée convaincus, on entre ! Le bistrot est en réalité un long couloir où les petites tables se superposent quasiment par manque d’espace. Excepté le manque de place, l’endroit a tout d’une brasserie ; rampe de bar chromée, boiseries aux murs, pichets d’eau et ardoises au plat du jour unique. 10 euros, semelle tracée, laitue, frites à volonté avec un café, qui dit mieux ? Évidemment, pour moi, ça sera une omelette-salade, le lieu n’a pas l’air porté sur le végétarisme ! On arrose le tout de vin rouge, on fait la causette au voisin de table presque assis sur mes genoux , puis l’on s’en va, repus vers l’Orangerie.

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L’art ça donne faim !

Après l’expo éphémère, nous plongeons dans les nymphéas avec une bonne tonne de touristes. Les couches picturales successives sont emplies d’émotions et de lumières, la surface de l’eau captée par Monet nous hypnotise un bon moment avant de nous relâcher. Nous quittons les tableaux avec une fringale égale à celle de la sortie de la piscine, l’eau ça creuse ! Nous retournons vers notre incroyable hôtel avant de rejoindre le 11e et la buvette.

Des vins naturels

Valentin s’acclimate en un rien de temps, il indique le chemin aux japonais perdus dans le RER et jongle aisément avec les arrêts. Nous arrivons à la fameuse buvette ; qu’il est agréable d’être à deux, juste relaxe, à boire du vin et en picorant de bonnes choses. Ici, les vins sont naturels c’est à dire que le raisin est bio, la vinification est sans intrants, avec peu ou pas de sulfites. Les vins naturels c’est un retour au terroir qui révolutionne notre façon de consommer. Guidés dans nos choix de pinards, on tapisse nos estomacs d’accompagnements goûtus et on ressort de là ivres de plaisir !

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La nuit, tous les plats sont permis

Nos pas sont poussés par le vent, on flâne et on se balade jusqu’à ce qu’en véritables foodies noctambules, on pousse la porte d’un restaurant asiatique vide, qui ressemble à un dépôt, vide. Entre les caisses et les piles de packs de canettes, on se fraie un chemin jusqu’au comptoir. Une fois sous la lueur du néon blafard, je mesure l’ivresse qui nous habite ; nos quatre joues rougies s’agitent de haut en bas comme si des nez de clowns les avaient remplacées et on peine à commander tant on rit ! Riz, je le prends sauté aux légumes surgelés, sur-réchauffé et servi dans un bol en plastique : je tais mes remarques et me jette sur mon plat. A cette heure de la nuit, les fins gourmets sont au lit ! Valentin aspire ses nouilles avec une rare voracité et m’assure que ce sont les meilleures qu’il ait jamais mangé, .. Aah, l’alcool ! 

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 Un petit dernier

La nuit est encore jeune et nous voilà requinqués nous décidons alors de profiter du bar de l’hôtel, quoi de plus marrant que de commander des cocktails compliqués ?

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Morning Paris !

Comme je l’ai déjà dit, le mot préféré de Valentin dans notre richissime langue française est le mot « buffet ». Alors, imagine un peu ses yeux au réveil quand il émerge et se rend compte que le buffet est la première étape de sa journée ! Et quel festin nous attend ; le déjeuner du  Hilton est une ode au lever du jour ; le breakfast se veut continental, anglais, sucré, salé et s’étire en brunch et se termine pour ma part en sieste salvatrice. Et moi qui suis déjà heureuse avec le déjeuner en poudre du Formule 1, je ne vous raconte pas notre état de joie.

Nos coups de cœur

Direction le marais, cachés sous un gros parapluie, nous cherchons un marché couvert où s’abriter, picorer, siroter et s’embrasser tranquille. Au détour d’une rue, je me retrouve entourée de meubles anciens, de sulfures colorés et d’orfèvrerie d’époque.

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Je me perds entre les étoffes et les vieilleries, le cœur battant et l’œil du chineur frétillant dans son orbite. Ça alors, se retrouver en pleine brocante géante ; il faut que je me pince, je rêve ! Après avoir scanné le plus d’emplacements possibles, après avoir épuisé mon regard sur des antiquités, je me laisse entraîner par Valentin qui a trouvé l’entrée du fameux marché ; le marché des enfants rouges. Les échoppes y sont fixes et mécaniques, une carapace métallique les recouvrent quand l’étal est vide, c’est ingénieux comme système ! Je m’offre un ramen chez « le stand », le spécialiste du végétarien et du bio. Valentin quant à lui, prend un jus de betterave, il se réserve sagement pour la suite car notre objectif est de goûter à un peu de tout !  Arancine à la truffe, pecorino, grana panado, et vins rythment notre visite du marché qui se termine en beauté par l’incontournable sandwich-crêpe garnis d’Alain miam-miam.

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Prévenez-moi si vous êtes au bord le crise de foie, car ce  n’est que le début de notre séjour culinaire. Et comme l’appétit vient en mangeant,  voilà que Gargantua remplace petit appétit par gigantesque gueuleton.

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Un de nos coups de cœur est sans nul doute le restaurant Lazare. Derrière cette cuisine généreuse et simple se cache un chef étoilé qui a tout lâché pour ouvrir une brasserie loin des bling bling et des diktats des guides. Les images valent mieux que des mots, régalez vos pupilles !

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Pigalle, la canaille

Le samedi soir à Paris c’est autre chose que le samedi soir sur notre place du marché aux légumes. Les touristes s’encanaillent à Pigalle sous les écrans roses et les rideaux de velours rouges. Nous sommes à la recherche d’un bar à cocktails, le Dirty Dick. Fort heureusement le nom de l’établissement ne représente en rien la carte des boissons proposées à l’intérieur.

Bienvenus dans les Caraïbes, les seaux de cocktails sont remplacés par des coquillages géants d’où ressortent quelques pailles multicolores. Ils ressemblent à des oursins énormes autour desquels se pressent les bouches assoiffées. Le bar est noir de monde, nous avons à peine la place pour boire un verre mais qu’importe, le show en vaut la peine. De la cannelle en feu, des citrons éventrés sur le bar débordé, des shakers qui clinquent, des bartenders qui transpirent, c’est tout ce qu’on aime ! On boit de bonnes choses en se faisant bousculer, on rit, on recommande, on admire et c’est bien plus tard qu’en sueur à notre tour, nous retournons nous perdre gaiement dans les ruelles vivantes de la capitale.

Goûter pour créer 

Cette virée à Paris est la récompense de Valentin, c’est un cadeau tout entier placé sous le signe de la découverte. On y puise nos inspirations et nos envies pour l’ouverture de notre bar, Botanical by Alfonse. C’est un mini voyage culinaire, un break bienvenu dans le tourbillon qui nous enveloppe avant l’inauguration.

Nous dédions cette aventure à Alfonse qui j’en suis certaine, aurait adoré être avec nous.

Un merci tout spécial à Sophie et Thomas de nous avoir autant gâtés.