Lire c’est découvrir, la preuve

retouche-1blog.jpgJ’avoue avoir fait « ma maligne » avec Valentin,  sur le fait qu’il ne lisait pas assez ou pas assez bien alors que je ne suis pas toujours une référence question lecture.
Tout y passe, du prix littéraire jusqu’au Détective Magazine en passant par le Secret des pyramides révélé ,mais avec quelques restrictions néanmoins et restant intangible à propos de certains auteurs de récits-piscine.

Sortir son bouquin, ignorer les conversations et by the way, les personnes autour, ça ne me dérange absolument pas. Je n’entends plus rien, je me coupe de la réalité un peu à la manière d’Alexiane sur son nouveau smartphone (elle pensait pouvoir éviter l’addiction, raté!).

Je suis en plus très affectée par mes lectures, je m’attache vite à mes compagnons littéraires, je me retrouve souvent à leur place, j’y met vraiment du mien. Hier soir encore, les larmes me montaient quand Elisabeth Morisson décède des suites de la grippe espagnole, laissant une famille seule derrière elle et moi par la même occasion, recherchant encore un peu de sa présence entre les dernières lignes.

Valentin lui, aime les histoires courtes, Stephen Leacock est le meilleur exemple, de l’ironie, de l’humour noir, court, cynique, efficace.
La seule fois que je l’ai vu lire un roman, c’était La part de l’autre, de Schmitt.  Il était assis sur un haut tabouret du bar, la première de couverture juste sous son nez, surveillant du coin de l’œil la terrasse vide où il devait servir. En gros, la tête d’Hitler sous sa moustache, il y avait intérêt à ce que les gens connaissent le contenu, dans une époque comme la nôtre, ça peut porter à confusion !

Si je m’en veux d’avoir fait la « maligne » avec mon amoureux, c’est qu’il passe une bonne partie de sa vie à lire oui, mais sur le net, sur Vice ou sur Munchies plus exactement. De la bouffe en gros, des journalistes qui bouffent et écrivent des articles sur de la bouffe. Les hommes ne sont plus ce qu’ils étaient!

Il arrive près de moi, l’iris scintillante, agitant l’ordi comme une boite contenant un trésor.  – « Charlie, faut que tu vois ça ! »
Au ton de sa voix, je sais que je n’ai aucune chance de terminer ma besogne et que toute mon attention sera requise sans délai.

L’article est déjà fort avenant, avec la photographie noir et blanc de cinq hommes forts, de dos, nus comme des vers courants dans un champs de seigle. Des fesses d’hommes dans la nature, cool!  Les cinq gars sont finlandais, ils ont ouvert une distillerie le long d’une rivière, au milieu de rien et produisent leur alcool dans les règles de l’art. Dernier point mais pas des moindres, leur gin est élu « meilleur gin du monde » cette année. Bien sûr, au fond, on le sait, les prix ça ne veut pas tout dire, ce n’est pas parce que dix types l’ont goûté et élu que ça représente l’avis de la planète entière ! Soit, on les contacte !

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Les premiers échanges en « finlandais-anglais » et « belge*-anglais » (*français avec particularités régionales mélodieuses) étaient assez surprenants ,mais nous nous sommes compris! Fissa, ils nous ont mis en contact avec Dries, leur délégué en Belgique. 

Bon, Wallonie oblige, force est de reconnaître que nous sommes en retard de deux guerres question mixologie. La vague cocktail s’entend sur toute l’Amérique, l’Angleterre, les Pays-Bas, la Flandre,…! Mais la Wallonie, elle n’en est qu’à son premier cours de planche, nous ne sommes pas prêts de surfer ! 
Dries, mon âge, a des allures d’ado désinvolte, il  sort de son sac les produits finlandais, heureux que quelques wallons s’intéressent à sa came. Et croyez-moi, c’est de la bonne. Valentin ne tenait plus droit après notre première rencontre :  la « dégustation » des gins a débordé jusqu’au mezcal (et vu sa tête, ça fait mal) . Plein, il s’est extasié jusqu’à notre retour à l’appartement (bien plus tard aussi, après réflexion). Entre deux  hoquets, il s’appliquait à articuler que ce qu’il avait goûté là, c’était exactement ce qu’il voulait.

Nous voilà avec trois bouteilles en plus dans la vitrine du salon (je le soupçonne d’aller les chipoter de temps à autre, histoire de remettre l’étiquette bien en vue), un peu plus de boulot pour Alfonse, et des produits de rêve pour Valentin ! 
Toutes mes excuses donc d’avoir fait « ma maligne », pas besoin de 200 pages reliées, les lectures mènent à la découverte, d’où qu’elles viennent !

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VERSO RYE by Kÿro Distillery

http://www.kyrodistillery.com/

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